L'un des plus grands films de l'histoire du cinéma expérimental qui a marqué les années 1970! Stéphane Marti, qui fête ses 30 ans de cinéma, est devenu la principale figure d'un mouvement majeur du cinéma expérimental depuis les 70's : "l'école du corps".
Dans ce film distingué par de nombreux prix internationaux, il sublime la beauté du corps des mecs emportés dans des danses "tribales" ou "disco", jusqu'à l'extase.
« La maîtrise de Marti éclate dans La Cité des Neuf portes où ce jeune cinéaste bannit les facilités et construit une œuvre rigoureuse, cohérente quoique diaprée, rythmée comme un concerto, avec des ‘piani’ et des ‘andante’. En l’occurrence, concerto pour corps masculins, souvent maquillés ou travestis et caméra super-8. Montant le plus souvent son film dans la caméra au moment du tournage, et jouant de la légèreté de son appareil en des sortes de caresses ou de coruscations filmiques, Marti se révèle du coup comme un des maîtres du Super-8. » Dominique Noguez
LA CITE DES NEUF PORTES DE STEPHANE MARTI
Grand prix du Festival International et prix de la Criique
Internationale du Jeune Cinéma d’Hyères, section cinéma différent, 1977
SUR PINK TV, les 24 novembre, 12 et 21 décembre 2010, à 22h
Le film de voyage est un exercice incontournable pour tous les artistes. Du voyage physique au-delà des frontières, comme le temps d'un été très chaud passé entre femmes à New York, jusqu'aux délires visuels, extatiques et psychédéliques, X-PERIENCE "trippe" sur les images de trois films de voyage. On retrouve notamment deux films de Nicola Dulion, un réalisateur-vidéaste dont le travail numérique mérite d'être exploré - un artiste à suivre absolument.
- "HOLIDAY" de Aurélia Barbet et Agathe Dreyfus - 2005 -
Journal intime vidéo d'une femme avec une femme lors d'un voyage à New York.
- "TRANSPORTO" de Nicola Dulion - 2009 -
Dans un paysage scintillant et onirique un homme conduit un camion magique et féérique. Ce camion plastique et arc en ciel change de forme au cours du voyage...
- "GUEDRO" de Nicola Dulion - 2006 -
Un homme au volant de sa voiture sur la route des marais salants se retrouve poursuivi, comme dans un mauvais rêve, par une lapine, très folle et canibale, prête à en découdre pour arriver à ses fins: avoir son homme... Film sélectionné en 2007 au Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand.
Transpo de Nicola Dulion
RDV: le mercredi 29 septembre sur Pink tv Rediffusions prévues:
- 7 octobre 2010
- 10 octobre 2010
Quand le slogan "it's good to be gay" résonne comme un coup de tonnerre après les émeutes de Stonewall, la fierté d'être gay envahit le monde et l'imaginaire des artistes. "Love and pride", nouvelle thématique de XPerience, présente trois films expérimentaux exprimant chacun une revendication d'amour. On retrouve "Le vent souffle où il veut", de Roger Danel, tout premier documentaire sur la première marche des fiertés en 1971. Trante ans plus tard "Le Veau d'Or" de Stéphane Marti expose plastiquement la fierté d'être gay quand on est beur, et enfin "My Man" d'Arnold Pasquier, une histoire d'amour photos-vidéo en deux mecs qui s'aiment, fièrement et simplement.
RDV: mercredi 30 mai à 22h sur Pink tv
"Le vent souffle où il veut" de Roger Danel
"Le veau d'or" de Stéphane Marti
RDV: le mercredi 30 juin sur Pink tv
Rediffusions prévues:
- "Le vent souffle où il veut" : 9 juillet, 19 juillet, 28 juillet 2010
- "Le veau d'or": 9 juillet, 19 juillet, 29 juillet 2010
- "My Man": 15 juillet, 21 juillet, 27 juillet 2010
"Gay blacks and beurs are beautiful!" Le fantasme des garçons venus d'ailleurs met les artistes en ébullition! De la représentation du désir pour des corps sculpturaux à la peau exotique, à la difficulté de trouver sa place quand on est gay en Algérie ou immigré en France, "X-perience" présente trois visions ethniques et artistiques:
- "Etre" de Louis Dupont - 2006: Le réalisateur se rend en Algérie afin de faire un reportage sur la jeunesse de ce pays. Il rencontre des garçons étonnants qui peu à peu se confient à lui... Le premier film sur l’homosexualité en Algérie.
- "Loving black" de Baptiste Lamy - 2007: Loving Black est un film déjanté où la caméra tourbillonne et part à la recherche du fantasme black. Le film est un hommage à plusieurs genres cinématographiques: western, porno gay et blackploitation.
- "Les mille et un soleils de Pigalle" de Marcel Maze - 2009: Documentaire expérimental sur une backroom fréquentée par des beurs qui se prostituent et qui témoignent à visage caché. Le film est un entretien au coin du feu , avec en contrepoint les lieux qui constituent leurs univers quotidien: couloirs sombres, glory holes, cabines souterraines... Une film expérimental d'une force exceptionnelle réalisé par un être d'une grande âme! Marcel Maze a en effet donné davantage au cinéma expérimental depuis trente années que le ministère de la Culture ! Chargé de l'administration de la revue CINEMA 9 en 1969 et 1970, il est le fondateur du festival international du Jeune Cinéma d'Hyeres avec notamment le création de la section "Cinéma de Demain" qui deviendra la section "CINEMA DIFFERENT" et en assure la sélection et programmation jusqu'à la fin du festival en 1983. En 1970, il crée le Collectif Jeune Cinéma, dont il en assure la présidence jusqu’en 2005. Il organise et anime régulièrement de nombreuses projections à Paris et dans le monde.
RDV le 26 mai 2010 sur Pink tv
Rediffusions (à confirmer):
- "Etre" de Louis Dupont: 10 juin, 14 juin, 24 juin 2010
- "Loving black" de Baptiste Lamy: 6 juin, 15 juin, 25 juin 2010
- "Les mille et un soleils de Pigalle" de Marcel Maze: 4 juin, 13 juin, 20 juin 2010
Profondément marqués par les années SIDA qui ne cessent d'être, les artistes gays, de Paris à New York , expriment, filment, sculptent en image la violence faite au corps et au désir et dénoncent l'exclusion. XPERIENCE présente sur Pink tv, deux films exceptionnels :
- Eros Mutilé de Stéphane Marti - 2000. Portrait-poème dédié à Eric Bossé, un garçon - éblouissant taillé dans un archange - avec qui Stéphane Marti, cinéaste expérimental, a partagé un long moment de vie. Il est mort du SIDA à l’age de 33 ans. Ce film est également un hommage personnalisé et subjectif à l'œuvre de Michel Journiac, artiste maitre de Marti.
- Sex Series and Others de David Wojnarowicz et Marion Scemama - 1998 à 2000. L'artiste dépeint sa vision gay dans l'East Village à New York. Sexe furtif, révolte politique et sociale manifestée à travers le stand up, haine de l'amérique homophobe et ultra-conservatrice refusant toute protection de santé aux malades du SIDA. David Wojnarowicz, peintre, photographe, écrivain, réalisateur de films, performeur et activiste, il fut très célèbre dans le monde artistique de la ville de New York des années 1980. Il appartient au mouvement artistique de l’East Village et évolue dans le milieu alternatif new-yorkais (Nan Goldin, Richard Kern, Lydia Lunch, Kathy Acker...). Homosexuel militant, farouchement critique de la société américaine, il meurt du sida en 1992.
"Lost Portraits" de Ricardo Nicolayevsky - 1982 - Peinture expérimentale en Super 8 qui présente une série de portraits intimes incarnant la folie créative d'une nouvelle génération au début des 80's à New York. Le film présente des artistes new yorkais et mexicains, amis ou amants du réalisateur. Il achève sa boucle par un autoportrait des plus inspirés. Après avoir tourné cette série de portraits, il a abandonné ses rushs dans un placard pendant vingt ans et ce n'est que très récemment qu'il a souhaité monter les images. Le film a alors remporté un immense succès dans les musées, galeries, festivals de cinéma expérimental et a en outre gagné plusieurs grands prix internationaux. Ricardo fut même récompensé par les prestigieuses fondations Ford et Rockfeller pour son travail d'exception !
Le maître et l'esclave s'aiment sur Pink tv, avec notamment trois films de Denis Gueguin qui a aussi réalisé la conception vidéo de la pièce " UnTramway" mis en scène en 2010 par Krzysztof Warlikowski avec la plus performeuse des artistes françaises, Isabelle Huppert.
- Boucle noire de Denis Gueguin - 2006: Librement inspiré des figures masculines fantasmées de Jean Genet, Boucle Noire tisse des liens de désir et de répulsion entre trois hommes dans le noir. Un conte noir, plastiquement cuir et homo-érotique.
- "Miroirs obscurs" de Denis Gueguin - 2002: Film noir et métal plastiquement très réussi qui met en scène des corps virils, musclé, luisants, rasés mais parfois très velus et souvent percés. Les figures masculines sont presque toujours casquées, masquées, baillonnées. Les corps de chevauchent sans se frotter, s'interpénètrent sans se toucher.
- "Le Miracle de la chute" Denis Gueguin- 2009: Dans une cabine vidéo de sex-club un homme prie comme dans un confessionnal … une extase mystique le prend, il vacille entre angélisme et souffrance, vénération et soumission.
- "Intospection" Richard Beaune - 2002: "Mettre de l'ordre dans mes idées", tel est l'intention d'Introspection. A la fois maitre et esclave, prisonnier de lui-même, Richard Beaune donne corps à des mots qui sortent en rafale de lui-même.
Les Amants Rouges : le dernier film de Stéphane Marti (2009) conçu comme un long poème allégorique sur la beauté, l'amour et la mort. L'allégorie est intensifiée par les vertiges de la transgression, les mystères du sacré et les images du baron Von Gloeden, de Jean Genet et de Michel Journiac, maîtres de l'érotisme funèbre et des fureurs du corps.
Stéphane Marti est un très grand cinéaste expérimental, depuis plus de 30 ans. Ses œuvres, "très Pink", sont des films bijoux, tournés en Super8, qui révèlent une grande beauté plastique et une dimension symbolique très forte. Marti donne à voir la nudité masculine, mais toujours avec élégance et sensibilité. Son univers, baroque-sexy, est une invitation à l'exploration du corps, des mecs, souvent beurs et beaux, mais aussi le rituel, l'initiation, le rouge sang, les paillettes, la transe, l'amour qui se vit et se partage furieusement. Sa signature : il excelle lorsqu'il projette des films ou des images sur le corps de ses acteurs. Dans "Les Amants Rouges", Stéphane Marti projette le film "Un chant d'amour" de Genet sur un jeune-homme enflammé, qui se caresse intensément... c'est d'une grande beauté plastique. Bien qu'expérimental, le film est porté par une narration poétique écrite par le célèbre écrivain Dominique Noguez.
C'est durant l'été 1999 à San Francisco que j'ai découvert pour la première fois le travail de Bill Viola lors d'une exposition au SFMOMA. J'étais jeune et avais alors décroché un visa pour bosser six mois aux Etats-Unis. Quelques mois plus tard, j'ai revu la même exposition à Chicago. It was speechless !
Alors bien entendu, il était important pour moi de mettre la main sur celui qui a profondément marqué ma vision de l'art afin de réaliser une émission spéciale "Bill Viola" dans Paradise. J'ai alors contacté son studio il y a quelques mois et Bill Viola a lui-même signé le contrat de diffusion de trois de ses films, diffusés sur Pink tv !
Bill Viola, né en 1951 à Flushing aux Etats-Unis, est l’un des premiers à explorer l’art vidéo dans les années 70. En trente ans, il est devenu l’artiste vidéaste le plus célèbre au monde, grâce notamment à ses installations multimédias monumentales comme « The Crossing ».
Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus grands plasticiens vidéastes de notre époque.
Bill Viola est toujours à la pointe des dernières technologies numériques mais c’est dans la peinture classique et surtout dans la Renaissance italienne qu’il trouve l’inspiration. Une grande partie de son œuvre se nourrit de son expérience personnelle et s’exprime d’une manière autobiographique. Mais Bill Viola est aussi un messager, les images qu’il crées ont une résonnance universelle et chacune des ses expositions déplacent et touchent les foules dans le monde entier. Pour lui, les révolutions technologiques, comme la vidéo, se transforment en révolutions politiques, sociales et artistiques. La caméra est un outil d’exploration du monde et de connaissance de soi.
C’est en 1972 que commence l’histoire d’amour entre Bill Viola et la vidéo après de brillantes études d’art à l’université de Syracuse de New-York. Il crée alors un grand nombre de films lyriques et d’installations qu’il définit comme autant de poèmes visuels. Vers le milieu des années 70, il voyage en Orient pour entamer une quête spirituelle. Au Japon il étudie le bouddhisme et rencontre le maître zen Daien Tanaka qui devient son guide spirituel.
En 1986, Bill Viola réalise “I do not know what it is I am like”
« Je ne sais pas qui je suis » nous livre l’artiste. Dans cette œuvre majeure, Bill Viola pose la question de la connaissance de soi. C’est en confrontant son image aux arbres, aux animaux, à la mer, à la terre, au vent au feu et aux autres hommes que l’homme apprend à se connaître. L’homme parvient à se définir, à être, grâce à la présence de choses qu’il n’est pas.
L’art transforme et l’art mène à la découverte de soi. Viola exprime en image son cheminement introspectif, méditatif et émotionnel. Son œuvre est une réflexion mystique sur les questions d’identités et les préoccupations spirituelles du monde moderne.
Grâce à des extrêmes ralentissements, des accélérations et des arrêts d’images, ses vidéos hypnotiques incitent le spectateur à passer lui-même à des niveaux de conscience supérieurs.Bill Viola fait souvent appel à des images symboles, des thèmes récurrents qui parlent à tout le monde : comme la vie, la mort, le sommeil, le rêve, l'eau, le feu ou le désert.
L’eau est en effet un élément clé dans l’œuvre de Bill Viola. Elle représente bien entendu la vie, la force et la purification ; mais outre la symbolique évidente, une autre explication plus anecdotique se profile. Celle peut-être d’un souvenir de noyade à laquelle Bill Viola échappe de justesse alors âgé de six ans. Il dépeint cet instant comme étant le plus beau et le plus paisible de toute sa vie. Découvrant émerveillé la magie des lumières sous-marines qui l’entouraient, il aurait aimé en poursuivre sa contemplation. Mais c’est alors qu’une main bienveillante l’arrache de l’eau et le ramène à la vie.
En 1991, Bill Viola assiste la même année à la mort de sa mère et à la naissance de son second fils. Ces deux événements soulèvent chez l’artiste des questions et des prises de conscience aigue sur le sens de la vie.
Traumatisé par cette douleur, Bill Viola filme, filme encore, filme son fils, sa mère sur son lit de mort, se film lui-même ; il rassemble ses vidéos de famille, puis s’exile dans la solitude du désert. Trois semaines plus tard, il revient avec le film « The Passing », le passage qu’il dédie à sa mère.
« The Passing » est non seulement considéré comme le chef-d’œuvre de Bill Viola, mais c’est aussi l’une des principales œuvres de l’art vidéo de ces dernières années. L’action se situe entre conscience et inconscient, entre rêve et réalité, la différence entre la vie et la mort n’étant plus qu’une illusion d’optique.
L’apport de Bill Viola à l’art contemporain est considérable. Depuis plus de 30 ans, il joue un rôle essentiel dans l’histoire de l’art vidéo.
Sa démarche, profondément empreinte de mysticisme et de spiritualité, nous interroge sur ce que nous possédons de plus intime : notre identité. Retrouvons ces films, diffusés dans leur intégralité, dans Paradise, chaque nuit, sur Pink tv.
« Le véritable lieu où l’œuvre existe ne se trouve pas sur l’écran ou à l’intérieur des murs mais dans l’esprit et le cœur de la personne qui l’a vue » Bill Viola
Super Paradise : « Bill Viola – un messager » - Diffusion : lundi 12 mars 2007
Fondée en 1994 par Luciano Benetton et Oliviero Toscani, Fabrica est un lieu unique en son genre. Mais qu’est-ce que « Fabrica » ? Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit ni d’une école académique, ni d’une agence publicitaire, ni d’une usine d’où sortirait des pulls « united colors ».
Financée par Benetton, Fabrica est un laboratoire de recherche en communication et en créativité allant du graphisme au cinéma en passant par la photographie, le design, la musique, l’édition ou l’interactivité par les nouveaux médias. L’objectif est de défricher les voies d’une nouvelle communication faisant de Fabrica l’école d’art la plus célèbre, la plus moderne et la plus transgressive au monde.
Centre international et multiculturel, l’école ouvre ses portes chaque année à une cinquantaine de jeunes talents venus des quatre coins du mondes ; ils sont âgés de moins de 25 ans et sont retenus sur dossier et projet parmi plus de 700 candidatures annuelles. Nourrissant un vivier de futurs collaborateurs, Benetton leur propose de participer à une expérience créative pendant douze mois, tous frais payés.
Graphistes, écrivains, cinéastes, vidéastes, designers, musiciens ou photographes viennent de part le monde chercher une rampe de lancement à leur créativité.
Dès leur arrivée, on demande aux nouveaux étudiants stagiaires de se présenter en deux minutes sous la forme d’un film autoportrait qu’ils doivent concevoir puis produire. Super Paradise a ouvert les archives aussi riches que diverses de la boite à idées Fabrica et vous dévoile une collection choc et provoc de vidéos créatives, décalées et expérimentales.