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dimanche 21 novembre 2010

HAPPY 70's sur PINK TV

L'un des plus grands films de l'histoire du cinéma expérimental qui a marqué les années 1970! Stéphane Marti, qui fête ses 30 ans de cinéma, est devenu la principale figure d'un mouvement majeur du cinéma expérimental depuis les 70's : "l'école du corps".

Dans ce film distingué par de nombreux prix internationaux, il sublime la beauté du corps des mecs emportés dans des danses "tribales" ou "disco", jusqu'à l'extase.

« La maîtrise de Marti éclate dans La Cité des Neuf portes où ce jeune cinéaste bannit les facilités et construit une œuvre rigoureuse, cohérente quoique diaprée, rythmée comme un concerto, avec des ‘piani’ et des ‘andante’. En l’occurrence, concerto pour corps masculins, souvent maquillés ou travestis et caméra super-8. Montant le plus souvent son film dans la caméra au moment du tournage, et jouant de la légèreté de son appareil en des sortes de caresses ou de coruscations filmiques, Marti se révèle du coup comme un des maîtres du Super-8. » Dominique Noguez

LA CITE DES NEUF PORTES DE STEPHANE MARTI
Grand prix du Festival International et prix de la Criique
Internationale du Jeune Cinéma d’Hyères, section cinéma différent, 1977

SUR PINK TV, les 24 novembre, 12 et 21 décembre 2010, à 22h

mardi 8 juin 2010

LOVE & PRIDE sur Pink tv

Quand le slogan "it's good to be gay" résonne comme un coup de tonnerre après les émeutes de Stonewall, la fierté d'être gay envahit le monde et l'imaginaire des artistes. "Love and pride", nouvelle thématique de XPerience, présente trois films expérimentaux exprimant chacun une revendication d'amour. On retrouve "Le vent souffle où il veut", de Roger Danel, tout premier documentaire sur la première marche des fiertés en 1971. Trante ans plus tard "Le Veau d'Or" de Stéphane Marti expose plastiquement la fierté d'être gay quand on est beur, et enfin "My Man" d'Arnold Pasquier, une histoire d'amour photos-vidéo en deux mecs qui s'aiment, fièrement et simplement.

RDV: mercredi 30 mai à 22h sur Pink tv















"Le vent souffle où il veut" de Roger Danel























"Le veau d'or" de Stéphane Marti

RDV: le mercredi 30 juin sur Pink tv



Rediffusions prévues:
- "Le vent souffle où il veut" : 9 juillet, 19 juillet, 28 juillet 2010
- "Le veau d'or": 9 juillet, 19 juillet, 29 juillet 2010
- "My Man": 15 juillet, 21 juillet, 27 juillet 2010



jeudi 8 avril 2010

ART AGAINST AIDS, sur Pink tv

Profondément marqués par les années SIDA qui ne cessent d'être, les artistes gays, de Paris à New York , expriment, filment, sculptent en image la violence faite au corps et au désir et dénoncent l'exclusion. XPERIENCE présente sur Pink tv, deux films exceptionnels :

- Eros Mutilé de Stéphane Marti - 2000. Portrait-poème dédié à Eric Bossé, un garçon - éblouissant taillé dans un archange - avec qui Stéphane Marti, cinéaste expérimental, a partagé un long moment de vie. Il est mort du SIDA à l’age de 33 ans. Ce film est également un hommage personnalisé et subjectif à l'œuvre de Michel Journiac, artiste maitre de Marti.

















- Sex Series and Others de David Wojnarowicz et Marion Scemama - 1998 à 2000. L'artiste dépeint sa vision gay dans l'East Village à New York. Sexe furtif, révolte politique et sociale manifestée à travers le stand up, haine de l'amérique homophobe et ultra-conservatrice refusant toute protection de santé aux malades du SIDA. David Wojnarowicz, peintre, photographe, écrivain, réalisateur de films, performeur et activiste, il fut très célèbre dans le monde artistique de la ville de New York des années 1980. Il appartient au mouvement artistique de l’East Village et évolue dans le milieu alternatif new-yorkais (Nan Goldin, Richard Kern, Lydia Lunch, Kathy Acker...). Homosexuel militant, farouchement critique de la société américaine, il meurt du sida en 1992.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  RDV: Mercredi 28 avril, 23h05 sur Pink tv


samedi 9 janvier 2010

Les amants rouges s'exhibent sur Pink tv

Les Amants Rouges : le dernier film de Stéphane Marti (2009) conçu comme un long poème allégorique sur la beauté, l'amour et la mort. L'allégorie est intensifiée par les vertiges de la transgression, les mystères du sacré et les images du baron Von Gloeden, de Jean Genet et de Michel Journiac, maîtres de l'érotisme funèbre et des fureurs du corps.
Stéphane Marti est un très grand cinéaste expérimental, depuis plus de 30 ans. Ses œuvres, "très Pink", sont des films bijoux, tournés en Super8, qui révèlent une grande beauté plastique et une dimension symbolique très forte. Marti donne à voir la nudité masculine, mais toujours avec élégance et sensibilité. Son univers, baroque-sexy, est une invitation à l'exploration du corps, des mecs, souvent beurs et beaux, mais aussi le rituel, l'initiation, le rouge sang, les paillettes, la transe, l'amour qui se vit et se partage furieusement. Sa signature : il excelle lorsqu'il projette des films ou des images sur le corps de ses acteurs. Dans "Les Amants Rouges", Stéphane Marti projette le film "Un chant d'amour" de Genet sur un jeune-homme enflammé, qui se caresse intensément... c'est d'une grande beauté plastique. Bien qu'expérimental, le film est porté par une narration poétique écrite par le célèbre écrivain Dominique Noguez.


mardi 17 janvier 2006

Un message de Dominique Noguez

Alors qu'en ce mois de janvier Super Paradise est consacrée exceptionnellement à l'œuvre de Stéphane Marti qui fête ses trente ans de cinéma, Dominique Noguez, le célèbre écrivain, m'a témoigné son soutien. Je souhaite partager avec vous quelques mots qui me touchent infiniment...


"Cher Jérôme Oliveira,
Je vous félicite d'avoir eu la très bonne idée de programmer des films de Stéphane Marti. Je ne suis pas tout à fait neutre, connaissant l'artiste depuis belle lurette, mais je suis convaincu qu'il est un des plus grands, et, pour l'heure, les plus grandement et les plus injustement sous-estimés.
Vous contribuez à réparer une injustice et à donner du plaisir à vos abonnés: merci, infiniment merci !
Bien cordialement à vous,

Dominique Noguez"

vendredi 18 novembre 2005

30ans de Stéphane Marti

Cinéaste plasticien, Stéphane Marti, qui fête ses 30 ans de cinéma, est devenu la principale figure d'un mouvement majeur du cinéma expérimental depuis les 70's : "l'école du corps".

Muses masculines, égéries partenaires ou acteurs fétiches, une récurrence des modèles s'installe dans l'oeuvre de Marti qui célèbre dans tous ses films la douce fureur du Corps masculin de Corpress (1975) à Mira Corpora (2004). Les "actants" ou "acteurs corporels", de Aloual à Samuel Ganès, mais aussi Eric Bossé, Marcel Mazé, Philippe Chazal (frère de Claire), Orlan Roy, Baptiste Lamy, se donnent à voir sans pudeur et oeuvrent jusqu'au nu de maître. L'artiste les extirpe alors du cadre puis les érige et les fonde, sublimes, dans des films/tableaux en remplaçant le pinceau par le grain sensuel et caressant de la caméra Super8.

Il explore toutes les teintes de la palette du corps masculin: le corps sculptural, le corps travesti, le corps androgyne, le corps meurtri, le corps sacré, le corps interdit, le corps plaisir, le corps objet, le corps douceur, le corps libéré, le corps purifié. L'utilisation du corps matière offre à Marti la possibilité de développer ses thèmes de prédilection : la peinture, l'opéra, le baroque, le sacré, le rituel, le religieux, le désir...
 













































Extraits de sa filmographie :
In Contextus (1976) : La peinture sur le corps et l'érotisation de l'épiderme révèlent un "corps paysage".
La Cité des neuf portes (1977) : Poème visuel et sonore à la gloire du corps masculin et distingué par de nombreux prix internationaux.
Climax (1983) : Le film explore par l'image et le son la structure et l'émotion d'un cauchemar.
Les métaphores d'Alex (1999) : Taillé au montage tel une pierre précieuse, ce film est une ode au baroque, thème cher à Stéphane Marti.

Eros mutilé (2000) : Après une longue absence de treize ans, Stéphane Marti revient à la création expérimentale après le décès de son maître en 1995, Michel Journiac, et de son ami Eric Bossé. Il lui dédie ce film poème.
Le rituel de Fontainebleau (2001) : Le film est porteur d'une interrogation sur l'au-delà et est construit comme un cérémonial mortuaire.
Le veau d'or (2002) : Film opéra construit autour de trois icônes : la Diva : Maria Callas, le Christ et le Diable. Le final est une ode à la fierté de la communauté beur gay.
Mira Corpora (2004): Film hommage à la morsure vampirique. Nosferatu de Murneau projeté en lumière sur les corps vient exciter la sensibilité de jeunes proies masculines.